Valérie naquit quelque part au milieu des abricots, sous le soleil généreux du Valais (enfin, à Loye, le soleil est moins généreux qu’ailleurs, mais on va pas chipoter).

Très jeune déjà, elle révèle son talent de comédienne en interprétant avec maestria le rôle désormais légendaire de la « vieille sorcière qui pue ». Et elle y met tant de cœur que, bien malgré elle, son jeune public fond en larmes à chacune de ses entrées sur scène. Sa renommée est dès lors établie dans le milieu théâtral valaisan et les metteurs en scène se succèdent à sa porte pour la prier de jouer, qui de fielleuses mégères, qui d’acariâtres belles-mères et autres espèces de vieilles peaux.

Lassée, Valérie s’exile alors à Fribourg où elle retrouve son ancien compagnon d’armes (ou de planches), Nicolas. Désireuse d’enterrer une bonne fois pour toutes ce rôle pesant qui la poursuit depuis de trop longues années, elle le convainc de fonder une troupe, dans laquelle elle espère avoir l’occasion de montrer une autre facette de son talent.

C’est pas gagné !

Elle hérite en effet, dans « Un air de famille », du rôle de la mère Ménard, personnage aussi sympathique qu’une porte de presbytère, et doit attendre « Théâtre sans animaux » pour avoir enfin l’occasion d’explorer de nouveaux registres.

En outre, depuis quelque temps, Valérie ne se contente plus seulement de jouer. Elle transmet également sa passion pour le théâtre aux jeunes élèves du CO de Pérolles à Fribourg.

Mais si elle sait rendre détestables les mégères qu’elle a interprétées, ne vous y méprenez pas ! Valérie est tout le contraire. Serviable, disponible et généreuse, nous savons pouvoir à tout moment compter sur son soutien, son éternelle bonne humeur, son cœur ouvert à l’inconnu et son envie de dire bonjour à n’importe qui.

Maude