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Caroline, ou Caroflims, - je ne sais pourquoi, j’aime l’appeler ainsi, et vous ? Ne dirait-on pas qu’un personnage de dessin animé est appelé à la barre des schtroumpfs pour une partie de rigolade sous un champignon? Ou qu’une cow-girl vient de dégainer ses deux pistolets en les faisant tournoyer, et qu’elle se trouve presque surprise de son adresse ? - Caroflims, donc, est une grande dame, avec ou sans escarpins…
Caroflims est capable d’avaler sa main entière (et bien si, je l’écris, ça c’est du spécial flims), d’incarner la juvénile Marianne en perruque curly violine (1), mais aussi la femme de Bob, l’Américain, ou la femme morte sanguinolente ou de chanter avec profondeur, et quand c’est en espagnol, la chanson ne vous quitte plus le cœur...
Caroline n’a pas les yeux bleus comme Isabelle, elle a les yeux vivants et rieurs, il y a toujours de la lumière, derrière le rideau de sa frange. Caroline est fribourgeoise mais le Valais l’a adoptée, définitivement. Et Nicolas le premier.
Caro rit de tout son corps, Caro dit de tout son être, en vrac, comme ça vient. Caroflims est entière et c’est dommage que le mot soit galvaudé parce qu’elle ne vous lâche pas quand elle a encore quelque chose à comprendre ou à apprendre de vous.
Caroflims n’aime pas les tunnels autoroutiers, mais s’épanouit plutôt dans les prairies ou à l’ombre des théâtres, « le nôtre », d’autres, et souvent en musique, dans le quatuor laqué par exemple, quand elle n’enseigne pas le latin ou l’espagnol, la musica, encore.
Toutes ces séquences de vie de Caroline nécessitent sa présence, absolue, et la disponibilité à ce qui vient…
Désolée Monsieur, Madame, je sais que … mais non, nous la gardons au sein de la compagnie ! Je ne reviendrai pas sur ma décision. N’insistez pas, Madame, ni vous Monsieur. Et remballez vos œillades énamourées.
Valérie
(1) C’est à dessein que je ne dis pas « violette ». Comprenne qui pourra !
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